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« Mon travail prend une place, il occupe un espace, il existe réellement ; il demeure. C’est une méthode rusée pour réaffirmer l’existence en laissant une piste assez encombrée. »
Harold Jacobs, 1988

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​Peintre et sculpteur américain installé en France, Harold Jacobs développe dès les années 1960 un langage singulier entre surface et volume. Ses œuvres, faites de papiers, tissus, fils, plexiglas, sable ou métal, invitent à une expérience à la fois visuelle et tactile.


Pour lui, l’art réconcilie les contraires : matière et esprit, équilibre et chaos, art et vie. Admirateur d’Alexander Calder, il partage avec ce dernier le goût du mouvement, de la légèreté et de la liberté formelle.

Monique Ollier parlait d’une « peinture en deux dimensions et demi » : ni tout à fait plane ni pleinement sculptée, mais habitée par une vitalité intérieure. Dominique Marchès décrivait une œuvre « vagabonde et cosmopolite », à l’image d’un artiste humaniste ayant traversé l’Amérique et l’Europe sans jamais renier son indépendance.

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