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Harold Jacobs

(1932 – 2019)

 

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Courtesy galerie Convergence, Paris 

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​​Né à New York en 1932, Harold Jacobs étudie de 1950 à 1953 à la Cooper Union School of Art, où il reçoit une formation exigeante en dessin et en design.


De 1953 à 1958, il travaille comme graphiste et illustrateur pour la télévision américaine à l’American Broadcasting Company, avant de voyager en Europe et en Israël.

En 1959, il décide de se consacrer entièrement à la peinture. Cette même année, il rencontre le poète et philosophe Eli Siegel, fondateur de l’Aesthetic Realism (réalisme esthétique), dont la théorie — « Les choses opposées sont unies, et c’est l’art qui le montre » — deviendra un fondement de sa pensée artistique.

En 1960, il rencontre à New York la Française Bérénice Opoczynski, qu’il épouse l’année suivante à Paris.
Lauréat d’une bourse Fulbright en 1961, il s’installe en France où il présente ses premières expositions personnelles à la Galerie du Pont-Neuf (Paris) et voit son œuvre Five Faces entrer dans les collections permanentes du Whitney Museum of American Art (New York).

Dans les années 1960, il expose à la Amel Gallery et à la John Heller Gallery aux côtés d’artistes tels qu’Eva Hesse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

​Harold et Bérénice Jacobs 

 

En 1963, il enseigne à l’école des beaux-arts de Portland (Oregon), puis à partir de 1966 au  Moore College of Art, où il restera jusqu’à sa retraite en 1989.
Pendant cette période, il expérimente des peintures en relief, des collages, et des sculptures gonflables, souvent en lien avec la musique et la danse contemporaine, notamment pour le Philadelphia Orchestra et le groupe de danse Group Motion​

En 1969, il effectue une année sabbatique en France, acquiert une maison à Ligré, en Touraine, et y rencontre Alexander Calder. Dès lors, la France devient un ancrage essentiel. Sa fille Galia y naît en 1970.

Dans les années 1970 et 1980, Jacobs expose régulièrement à Philadelphie, New York, Washington D.C. et Paris.
Son travail évolue vers une abstraction sensible, faite de matériaux variés — tissu, bois, métal, plexiglas, ciment, sable… Son œuvre, à la frontière de la peinture et de la sculpture, se distingue par un jeu constant entre surface et profondeur, ombre et lumière, densité et légèreté.

En 1983, il reçoit le Distinguished Artist Award du Moore College of Art pour son influence artistique et pédagogique.
Installé définitivement à Ligré en 1989, il poursuit son travail de recherche plastique, notamment à travers la fabrication d’objets et de meubles en terrazzo, qu’il expose à Paris et en région.

Dans les années 1990 et 2000, il présente de nombreuses expositions à la Galerie Convergence, à la Galerie Rambert, à la Galerie Romagny, et à la Galerie Thessa Herold. Il fait également l’objet de rétrospectives majeures au Château de Tours (2001, 2010).

Artiste discret et cosmopolite, Harold Jacobs laisse une œuvre riche, indépendante et profondément humaine, où la rigueur plastique dialogue avec la poésie des matériaux et la recherche d’un équilibre entre les opposés — entre art et vie, esprit et matière, gravité et légèreté.

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